Suggestions culturelles du 30/12/2009

Publié le par Martine Benayoun

Quelques suggestions de lectures, expositions et autres à ne pas râter par Martine Benayoun.

 

LECTURE

Correspondance, 1906-1939
Sigmund Freud, Max Eitingon
Traduction par Olivier Mannoni
(Éditions Hachette Littérature)

Présentation

La correspondance entre Sigmund Freud et Max Eitingon - huit cent vingt et une lettres, la plus abondante connue - est un témoignage exceptionnel des rouages de la machinerie psychanalytique de 1906 à 1939.
Max Eitingon vient vers Freud en 1906 et fait avec lui la toute première «analyse didactique». Cet échange rend compte de l'aspect historique du mouvement psychanalytique, son fonctionnement et ses crises, mais aussi des relations, en arrière-plan, des différents acteurs de ce mouvement tels que Abraham, Ferenczi, Rank ou encore Jones, que l'on trouve ici présentés sous des angles peu habituels. Cette relation épistolaire, tout d'abord formelle, s'est progressivement transformée en relation amicale et affective. En effet, Max Eitingon parle de Freud dans ses lettres, et s'inquiète de son état de santé. Freud le tient au courant de l'évolution de son cancer, toujours avec cette distance pleine d'humour qui apparaît en permanence dans ses écrits. Il n'omet pas de lui donner ses conseils concernant la politique que doit adopter l'Association psychanalytique internationale par rapport aux scissionnaires, puis aux nazis qui étranglent la psychanalyse en Allemagne, avant son exil et sa mort le 23 septembre 1939.
On découvre un adepte admiratif qui voue sa vie à la défense des idées de Freud. Max Eitingon devient ainsi indispensable au mouvement psychanalytique et l'un de ses plus fervents défenseurs.

À propos de l'auteur

Max Eitingon naît en Russie en 1881. Il part à Leipzig et y obtient un doctorat de psychiatrie. En 1919, il ouvre et dirige la Policlinique de Berlin. Il participe activement à la reconstitution de l'Association psychanalytique berlinoise et devient le président de l'Association psychanalytique internationale en 1927. À la montée du nazisme, il part s'exiler en Palestine où il crée la première association psychanalytique du pays.

 

 

Les derniers jours de la vie d’Albert Camus de José Lenzini
(Éditions Actes Sud)

Présentation

Le 3 janvier 1960, Albert Camus quitte sa maison de Lourmarin pour rejoindre la capitale. Alors qu'il avait décidé de prendre le train, son éditeur Michel Gallimard réussit à le convaincre de faire la route en voiture. Ce voyage est pénible pour Camus, qui a des difficultés à écrire et se demande s'il sera jamais capable de mener à terme Le Premier Homme. Célèbre, riche, en pleine force de l'âge (quarante-sept ans), il devrait être comblé. Mais il est préoccupé par la guerre d'Algérie, dont il ne voit pas l'issue. Très marqué par la polémique qui a suivi la publication de L'Homme révolté et le prix Nobel de littérature, il doute, au point de vouloir aban­donner l'écriture.
Au cours du voyage, Albert Camus renoue avec les souvenirs de sa vie, notamment à Alger. Jusqu'au moment où, dans une ligne droite, la voiture de Gallimard quitte la route. Camus est tué sur le coup. Dans sa sacoche, on retrouve le manuscrit inachevé du Premier Homme, un horoscope lui prédisant de belles créations, quelques photos, et un billet de train inutilisé.

 

À propos de l'auteur

José Lenzini a écrit une quinzaine d'ouvrages, dont trois consacrés à Camus, qui est pour lui un sujet de prédilection et de travail depuis plus de vingt ans. Du même auteur, Actes Sud a déjà publié une biographie : Barberousse. Chemin de proies en Méditerranée (1995).

 

 

L'étoile du matin d'André Schwarz-Bart
(Éditions Seuil, collection Cadre Rouge)

Présentation

Mais un individu peut-il porter le deuil de tout un peuple ? La boucle s'achevait, l'enquête sur le grand massacre passé de la terre l'avait renvoyée à elle-même, Linemarie, à son propre univers, et elle s'interrogeait sur le contenu de ces malles, sur l'étrange folie de cet homme. Peut-être était-ce là son véritable objectif : non pas écrire un livre, mais demeurer en contact avec les disparus, leur ménager un espace de vie sur la terre, en son esprit, jour après jour, jusqu'à sa disparition d'ici-bas... Sur l'étrange folie de cet homme qui avait consacré sa vie à remplir ces milliers de feuillets de son écriture, sans jamais pouvoir écrire le mot "Fin".

 

À propos de l'auteur

André Schwarz-Bart est l'auteur du roman devenu mythique, Le Dernier des Justes, prix Goncourt 1959. L'étoile du matin, son dernier roman inédit, paraît à titre posthume.

 

 

EXPOSITION

La dame du Jeu de Paume. Rose Valland sur le front de l'art
Le CHRD met en lumière le parcours de cette femme engagée, modèle de résistance civile, figure emblématique de l'histoire de la récupération des oeuvres d'arts spoliés durant la seconde guerre mondiale.

Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation
14 Avenue Berthelot
69007 Lyon
Tél. 04 78 72 23 11

Juillet 1987. Klaus Barbie est jugé coupable de crimes contre l’humanité et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d’assises du Rhône. Alors inédite en France, cette décision éclaire d’un jour nouveau le génocide et les crimes perpétrés par le régime nazi. Elle réveille également la mémoire collective des Lyonnais et précipite la création d’un établissement municipal dédié à l’histoire de la Résistance et de la Déportation.

Initié dès 1965 par d’anciens résistants et déportés, un premier musée existait, géré et animé par une association jusqu’en 1985. L’existence de ce lieu, l’engagement de ses fondateurs historiques et l’intérêt des collections qu’ils acceptent de confier à une instance publique, accompagnent l’élaboration du projet.

Le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation est inauguré le 15 octobre 1992 en présence du Prix Nobel de la paix, déporté à Auschwitz et Buchenwald, Elie Wiesel. La déclaration qu’il avait livrée en qualité de témoin d’intérêt général au procès Barbie, enregistrée par lui, ne cesse depuis d’être diffusée dans le hall d’entrée du Centre d’Histoire.

 

Tarifs
- Tarif normal : 4 €
- Tarif réduit : 2 € (étudiants, groupes à partir de 10 personnes)
- Gratuit pour les moins de 18 ans.
- Visite commentée sur réservation : 7 €

Horaires
Mercredi à vendredi de 9h à 17h30.
Samedi et dimanche de 9h30 à 18h00.


>> Site Internet du musée

 


Publié dans CULTUREL

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
<br /> chaque newsletter j'avance à grands pas , dans vos idées et votre détermination, les idées suggèrées sont claires nettes et précises, je suis de plus en plus tentée de vous suivre sur ce chemin,<br /> continuez votre parcours jusqu'au bout , c'est formidable Micheline<br /> <br /> <br />
Répondre